Les ateliers écriture

les ateliers écriture, qu'est ce que c'est? Par mail le lundi et le jeudi à 14h un sujet aux personnes intéressées. Elles écrivent leur texte et l’envoient par mail :centresocialescale@loisirspop.com.

  Plus tard, une compilation des textes est diffusée auprès des participants.

Pour plus d'informations: 03.84.82.34.84

01/

Dans la savane...

Une girafe arriva au bord de l’eau en même temps qu’un éléphant.

Ils se saluèrent allègrement. La girafe au long cou penche sa tête sur l ‘oreille droite de l’éléphant afin d’y déposer un doux baiser (elle n’est pas en confinement, elle) pour l’amadouer.

Sa grandeur ne lui donne pas les pleins pouvoirs face à la masse de l’éléphant.
L’éléphant tout étonné lui rend ce baiser avec sa trompe le long de son cou.

Que de frémissements chaleureux !

- D’où viens-tu lui demanda t- elle ?

- Je viens de la savane profonde, j’avais envie de prendre un bain.

- Ok, mais laisse-moi boire d’abord, j’ai traversé la steppe où le soleil était à son comble et j’ai besoin de me désaltérer, mon long gosier est archi sec.

- Pas de souci, lui répond-il, je te comprends.

- Merci de ta délicate attention et ta politesse et la girafe s’abreuva abondamment.

Puis l’éléphant avance à pas lents dans le cours d’eau, s’y coucha, se retourna profitant de la boue profonde.

La girafe tout ébahie, le regardait faire.

Elle ne voulait surtout pas salir sa robe tachetée. Elle s’est écartée pour ne pas être éclaboussée. Elle resta un long moment à voir l’éléphant s’ébattre.

Celui-ci y prit vraiment plaisir et il s’éternisa. La girafe lassée s’en éloigna tout en oubliant pas de remercier chaleureusement l’éléphant et faisant un large signe d’au revoir en abaissant, relevant son long cou plusieurs fois.

Une amitié est née, beaucoup de respect entre ces 2 animaux.

C’est bon à souligner fortement.

02/

En parlant du virus...

En parlant du virus,

 

S’il était une couleur, il serait noir anthracite.

S’il était une chanson ou un refrain, il serait « oublie moi ».

S’il était un parfum, il serait un pet.

S’il était un métal, il serait le fer tranchant.

S’il était une arme il serait une épée à double lame.

S’il était un végétal, il serait une amanite phalloïde.

S’il était un animal, il serait une vipère.

S’il était un film il serait « l’aventure insolite »

S’il était un paysage il serait la cime d’une très haute montagne.

S’il était un mot, il serait « POISON »

S’il était une pièce de musée, il serait une amphore.

S’il était un textile il serait de la toile émeri.

S’il était un monument historique il serait la tour Eiffel à l’envers.

 

 

03/

Rio de Janeiro

            en été 2022

Par la fin d’une nuit étoilée de l’été de 2022, à son bord d’un petit vaisseau spatial il y a seulement Anita. Elle est âgée de 20 ans, elle n’a plus de parents et elle n’a pas de frère ni de sœur. Mais sur la planète violette d’où elle vient, elle a beaucoup d’ami(es).

Sa première mission constitue à aller dans une grande ville où il y a une statue. On le lui a confiée car elle est fougueuse et curieuse. Son vaisseau a donc atterrit sur une petite plage de Rio de Janeiro.

Anita a des cheveux et des yeux bleus. Elle est menue, et porte une tenue de chevalière de couleur jaune. Elle descend du vaisseau et regarde tout autour d’elle et prend une photo.

Elle est sur une petite île de forêt qui semble inhabitée. Il est tôt mais il fait déjà chaud. Le soleil en cet été 2022 brille de mille feux et ses rayons sont brulants. Il n’y a plus de nuages pour le masquer. Elle le photographie aussi. Car il faudra qu’à son retour, elle fasse un rapport détaillé de ce qu’elle a vu et constaté.

A côté de l’île où elle est, il y a une grande plage bordée de pleins de maisons, immeubles. Et après les habitations, un promontoire avec une forêt d’arbres et un immense rocher. Et encore au loin, une autre plage bordée d’encore plus de maisons et immeubles tous collés les uns aux autres. Elle voit aussi un immense promontoire sur lequel la statue du Christ Rédempteur est fixée.

 

Elle décide de s’y rendre. Anita active sa fusée, et arrive très vite à la deuxième île. Des personnes sont dehors, sortent pour aller travailler, promener leurs chiens, faire leur jogging. Mais ils ne peuvent pas la voir, car elle se rend invisible pour les humains. Elle ne s’attarde pas, elle ne trouve pas cette plage intéressante. Elle prend juste une photo globale de l’endroit. Anita veut absolument atteindre l’autre plage pour aller voir la statue.

Elle réactive sa fusée et arrive au bord du promontoire où il y a la statue. Il y a une foule immense dehors, c’est l’heure du déjeuner. Les gens mangent au bord de la plage, dans les restaurants, à leurs terrasses. Là encore elle les prend en photo.

Son ventre gargouille, elle se dit qu’il faut qu’elle se trouve à manger. Elle avance jusqu’aux premiers arbres. Elle arrache des branches et les manges. Elles sont délicieuses, bien juteuses, comme elle les aime.

Rassasiée, elle saute d’arbres en arbres pour arriver à la statue. La foule est encore plus dense ici. Mais elle n’y porte pas attention, vu que les humains ne peuvent pas la voir. Elle s’approche donc sans peur de la statue. Elle est en admiration devant le Christ Rédempteur. Elle le prend en photo. Anita est croyante. Mais elle ne peut allumer de cierge, cela serait trop dangereux. Les humains seraient effrayés de voir un cierge s’allumer tout seul et être posé au pied de la statue du Christ. Anita fait alors une prière.

Elle prie pour ses parents décédés trop rapidement. Elle prie aussi pour aller encore voir d’autres villes avec des statues, elle adore ça. Elle reste un long moment à prier. Puis elle regarde le paysage au loin. Surtout, ne pas regarder en bas, car sur terre elle a le vertige.

Jugeant qu’elle a assez admiré le Christ, prié et regardé l’horizon qu’elle a pris soin de photographier, elle rejoint d’un seul vol de fusée son vaisseau. Elle remonte vite dedans. Elle attend longtemps qu’il fasse nuit avant de repartir sur sa planète violette. Arrivée à sa destination, Anita descend de son vaisseau. Elle rejoint la grande sphère où l’attende ses chefs. Elle leur fait son rapport, photos à l’appui. Ils la félicitent et lui annonce qu’elle pourra d’ici quelques jours se rendre dans une autre ville. Elle remercie Dieu, sa prière a été exaucée.

04/

Texte sans i sur le printemps 

Après le temps du Père Noël, nous sommes face, sur notre belle terre à la venue d'un moment charmant, nommé " Printemps "

Empennage grand ouvert, la gente à plumes hurlent depuis les nuages des mots brefs de bienvenue, tant attendus, de ce pur moment de bonheur. C'est l'heure où le bel astre chaud et doré darde ses rayons au dessus de la campagne charnue. Le merle, la mésange, font le ménage dans leur logement pour couver le résultat de leurs amours.
Borée souffle avec douceur sur les champs où les herbes folles ondulent. Les nouvelles fleurs, les arbres arborent de superbes couleurs. Jaunes, blanches, roses, les corolles prometteuses s'ouvrent à notre regard et s'offrent aux bourdonnantes créatures du vent avec la promesse de goûteuses et juteuses douceurs que nous dégusterons quand l'été montrera le bout de son nez !
L'eau descend des montagnes, gonflent les torrents et arrosent les alpages, les champs, les edens où  chacun se voûte , s'acharne en retournant , sarclant , bêchant  la généreuse terre du renouveau où vont pousser de savoureux légumes . Les larves des hannetons dorment encore, les escargots se délectent déjà des pousses tendres, toutes neuves ,  craquantes sous la dent !
Tout sent le calme, paradoxal, tout est en accord malgré un très net remue ménage, dans les âmes et dans les  cœurs. Nous avons tant rêvé de ce jour où l'amour frappe à notre porte !
Nous sentons comme un trouble voluptueux dans notre corps également. C'est sans doute l'appel de la nature... Un chant d'amour plane sur notre terre ...conséquence ...de nombreux enfants verront le jour en décembre pour apporter le bonheur !

05/

J'avais 26 ans...

J'avais 26 ans et j'étais sur le quai d'une gare, en attente d'un train qui m'emmènerait la retrouver.

Pourquoi cette décision prise ce matin après un réveil laborieux suite à une nuit agitée pendant laquelle les 4 années passées avec elle ont défilé dans mes rêves ? Pourquoi ces rêves sont-ils venus justement cette nuit alors que j'avais réussi à effacer quasiment tout souvenir, toute expérience avec elle. Plus rien dans la maison ne me rappelait sa présence passée, les bibelots, livres, CD offerts avaient été donnés à diverses associations caritatives ou autre. Je ne cuisinais plus les mets qu'elle aimait particulièrement, je n'écoutais plus les CD qu'elle affectionnait, j'avais même pensé changer de maison mais finalement, j'avais opéré un gros bouleversement dans la disposition des meubles je m'étais en quelque sorte "purgé" de sa présence, de son esprit et avait repris le cours d'une vie que l'on peut qualifier de "normale". J'avais même demandé une mutation et avait été affecté à une autre université. Mes nouveaux collègues m'ont accueilli sans savoir que j'attaquais un nouveau chapitre, l'adaptation à ce nouveau cadre de travail et ce nouvel environnement humain m'ont permis de franchir un pont et je pensais être définitivement de l'autre côté. L'herbe me semblait plus verte depuis quelques temps. Et, même si pendant une période les fleurs de ma prairie ont paru malades, sèches et tristes, maintenant, il y en avait davantage, des belles fleurs de montagnes, ancolies, aconites, narcisses, gentianes, surtout les toutes petites, bleu éléctrique qui poussent au ras du sol à l'abri d'un petit rocher ou d'un simple caillou ; oui, ma peau d'avant muait et je repartais sur une nouvelle voie. Je sentais le bonheur, là, tout près.

Et voilà que cette nuit, entre deux et trois heures du matin, les rêves se sont succédés, tous aussi fous et agréables les uns que les autres. C'était Elle, c'était moi, nous nous étions retrouvés, nous avions cheminés chacun de notre côté, avions refléchi et la SOLUTION était là, devant nous, c'était clair, limpide, nous ne pouvions pas continuer à nous oublier, à nous ignorer. Un grand nettoyage avait été fait dans nos têtes, dans nos coeurs. Il nous fallait redémarrer.

L'air était léger, le ciel bleu ; toutefois, le train n'arrivait pas à la gare, le quai était désert, il devrait être là, que se passe-t-il ?

Dring, Dring, le réveil sonne ! Ce n'est pas possible, je suis dans mon lit et non à la gare, je me suis rendormi et ai poursuivi mon rêve ! Voilà, rien n'a changé, je vais retrouver mes nouveaux collègues et commencer une nouvelle journée. Les rêves ne devraient pas exister, du moins, pas ceux-là !

06/

La liseuse

Texte inspiré d'un tableau impressionniste de Edward Hopper intitulé "Compartiment C, voiture 293"

Rien ne semble retenir son attention en dehors de sa lecture. Le paysage de l'autre côté de la vitre, défile sans qu'elle ne songe à le regarder, ne serait-ce qu'un instant. Et pourtant, il semble figé comme un poster, comme s'il n'avait plus rien de singulier, comme s'il était le symbole d'un temps immobile, comme s'il ressemblait à notre paysage, inchangé depuis plus d'un mois.

La femme est là, je suis là, le monde extérieur est là, le compartiment existe, mais toutes les réalités s'ignorent.

Tout semble filer, fuir, se séparer instantanément ; la course des hommes, des machines et du temps s'est dilatée dans l'espace. Seuls, quelques vaillants guerriers, transparents, fantômes de notre vie, luttent encore contre les éléments dévastateurs et terrifiants nommé corona-virus.

Va-t-on décrire le voyage ou le sentiment de solitude, de vide avec un espace intérieur structuré et un espace extérieur incertain ?

L'atmosphère semble d'un calme absolu (celle du tableau, celle de notre vie de reclus) : toutes les nuances de gris se mêlent aux nuances de vert. La persistance des choses, leur volonté de nous apparaître, chargées de leurs questions et de leurs mystères. Le monde lui-même semble vide, réel mais vide d'avenir : il est une substance qu'on habite et qu'on traverse sans s'en rendre compte`

C'est un reflet de notre isolement actuel, sans histoires, sans à-coups, sans relation : un vide sidéral.

 On s'est promis une grande fête, à la sortie de cette guerre sans nom, entre voisins. On s'est promis de s'embrasser, de se parler...de faire la fête.

Une lueur d'espoir est revenue au rituel de chaque soir, à 20H, d'abord confidentiel, puis plus fourni : le CLAP d'hommage aux soignants, où chacun salue ses voisins au balcon.

Nous sommes vivants et nous comptons bien le rester.

07/ Sujet 1:Votre invention technique

Inventer une machine et la décrire. Que fait-elle ? Quelle est son utilité ? Quand a-t-elle été inventée ? A-t-elle un nom ? etc…

Après plusieurs années d’études, à 25 ans, me voilà technicienne en robotique dans une grande usine en Chine.

Mon supérieur m’a demandé d’inventer une machine qui puisse plaire aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

 

Me voilà donc partie dans mon super laboratoire, où il y a mon bureau et différents robots que mes collègues sont en train de créer.

 

Bon, je me pose à mon bureau et commence à réfléchir. Une machine pour plaire aux enfants. Voyons quand j’étais enfant, qu’est-ce qui me plaisait. Mon ours jaune que j’ai gardé pendant des années. Et regarder « petit ours brun » à la TV. Bon, voilà déjà un bon début. Je vais créer un ours.

Mais un ours est-ce que ça plait aussi aux adultes. Oh je suis sûre que oui, quand ils vont au zoo, ils aiment bien regarder les ours polaires.

 

C’est décidé, je garde l’idée de l’ours. Je commence à le dessiner. Je vais partir de mon ours jaune d’enfant, sauf que je le fabriquerais de couleur blanche pour être en lien avec les ours polaires. Son visage d’abord, une tête avec deux oreilles, deux yeux au regard très doux et une bouche qui semble donner un baiser. Puis son corps avec deux bras et deux jambes. Voilà le dessin me plaît. Je vais le montrer à mon supérieur.

 

Il me dit « c’est ça votre idée ? Un banal ours ? »

« Oui ce sera un ours mais pas un ours comme les autres, il, il, il …. ! »

« Il quoi ? Ne soyez pas timide voyons ! »

Vite je dois gagner du temps pour trouver de supers idées pour mon ours.

« Heu je ne suis pas timide, j’ai juste peur que mon invention ne soit pas à la hauteur de ce que vous avez demandé ».

« Allez, dis-te moi »

« Et bien mon ours, pourra bouger sa tête, ses oreilles, ses yeux. Il pourra parler plusieurs langues. Il pourra embrasser les enfants quand ils ont peur. Il pourra pousser des grognements pour plaire aux adultes. Quant à ses bras, ils pourront tout aussi bien serrer les enfants, que faire semblant de donner des coups de pattes aux adultes. Ou encore, d’aller leur chercher quelque chose dans le frigo.

Il sera aussi doté d’un système d’alarme. Pour que si quelqu’un entre dans la maison, une sirène se déclenche et appelle la police.

Quant à ses pattes, il pourra marcher. Apprendre à marcher aux enfants, les faire ensuite marcher dans la maison, ou dehors. Même quand les parents ne seront pas là ! Et pour les bébés, s’ils pleurent et que les parents dorment, il ira les réveiller. Ou mieux encore, il pourra leur changer leur couche, leur donner un biberon. Oui, oui, c’est ça que je veux créer ! ».

« Oh, doucement, voyons je ne crois pas que ça existe ce type d’ours, mais …. »

« Non, je sais je vais ajouter d’autres fonctions pour les adultes. Si un adulte est seul, l’ours lui tiendra compagnie. Il lui parlera, l’écoutera, lui tiendra la main. Et comme il sera tout doux, l’adulte pourra le caresser, comme il le ferait avec un chat ou un chien.

Qu’en dis-te vous ? »

« Je vous donne le feu vert pour faire votre ours multifonctions. Et comment vous allez l’appeler ? »

« Tout simplement, doudou »

« C’est d’accord, vous m’apporter le prototype quand vous l’aurez réalisé ».

« Oui, sans problème, merci. Bonne fin de journée ».

C’est parée de toutes ses idées qui m’étaient venues au fur et à mesure que je parlais, que je repartie vers mon bureau et me les écrivirent sur papier pour ne pas les oublier. Et je commençais à faire mon ours.

Cela me prit plusieurs semaines avant d’atteindre mon but. Mais j’étais satisfaite de mon travail. Mon supérieur le fut aussi. Et « doudou » l’ours multifonctions vit le jour et fit le bonheur des parents et des enfants.

08/

Écrire un texte avec...

Consigne: Écrire un texte en utilisant tous ces mots

 

Audace. Carrément. Eponge. Impression. Provision. Remarquer (conjugué ou pas). Rembourrage. Saxophone. Sursaut. Clou. Trapèze. Survêtement. Prochainement. Procurer.

En abordant cet exercice imposé, je me suis dit que j’allais le traiter sous forme d’écriture automatique comme nous avions fait déjà à l’atelier sauf que cette fois j’ai la liste de tous les mots sous les yeux.

Avec AUDACE, j’attaque donc mon texte sans savoir où je vais. Je ne sais CARREMENT pas quoi vous raconter. Certainement rien sur le confinement qui commence à peser lourdement sur les esprits. Après il faudra un sérieux coup d’EPONGE pour effacer tout ce marasme qui engluera nos mémoires.

Une grande lessive de printemps s’impose. Je commence donc par débarrasser tous mes placards par tout ce que j’ai accumulé depuis que je suis dans cette maison. Au fur et à mesure j’ai l’IMPRESSION de me sentir plus légère et de mieux respirer. Que de vieilleries ! J’ai même retrouvé des boites de conserves périmées et me sens fautive d’avoir fait des PROVISIONS très inutilement. Quel gâchis ! Enfin je me jure que dorénavant je gérerai mieux mon épicerie.

 

Après la cuisine je m’attaque au grenier dans lequel je n’ai encore jamais mis les pieds vu qu’il est d’accès très difficile.

Je REMARQUE tout de suite une vielle malle poussiéreuse. Elle résiste à l’ouverture mais armée d’un tournevis je force la serrure et ouvre la caverne d’Ali Baba. Un tas de papiers s’effrite sous mes doigts et me font apercevoir un instrument de musique posé sur le REMBOURRAGE mangé par les mites. Un superbe SAXOPHONE repose là depuis des années. A qui pouvait-il bien appartenir ? Je ne connais personne dans la famille qui soit assez musicien pour posséder un tel instrument. Je soulève délicatement le saxo et découvre un papier à moitié caché dans les replis du rembourrage. Je le déplie et me rends compte que c’est le reçu du bureau d’un prêteur sur gage qui date d’une centaine d’années. Le propriétaire avait mis son instrument au CLOU, chez ma Tante comme disent certains. Une somme dérisoire est inscrite sur ce papier. Fallait-il qu’il soit dans le besoin pour gager son instrument ? Etait-il son seul moyen de subsistance ?

Intriguée et pressant le saxo contre mon SURVÊTEMENT bien empoussiéré je descends du grenier pour aller nettoyer ma trouvaille.

Sur le papier le nom du propriétaire est inscrit mais il est pour moi un parfait inconnu. Je ne sais pas à qui appartenait cette maison auparavant et je décide donc de faire très PROCHAINEMENT une visite au service du cadastre pour éclaircir cette affaire.

Voilà donc un objet qui pendant le confinement me PROCURE une belle énigme à résoudre!

Sherlock Holmes au travail !!!

09/

Aaah! C'est le Brintemps!

Bérénice boudait,

son Bernard batifolait avec Brigitte

au bord du bois de Boulogne.

Bravant  sa bienséance,

elle bondit sur Brigitte

et lui balança une beigne.

Bientôt une bosse et un bleu bourgeonnèrent

sur la belle qui bascula

dans les branches d’un bosquet

Bernard, les bras ballants,

ne broncha pas, bien sur !

Bienfait pour Brigitte,

brailla Bérénice,

bouillonnante et battante !

A bientôt Bernard !.......   

10/

Le texte en S

Consigne : En 15-20minutes maximum, écrire un texte avec le plus de mots ayant la lettre S.  

Le texte en S :

 

Sous ses chaussures se trouvent des semelles sombres,

sous les semelles, il y a la mousse du sentier

qui sent le bois et les détritus du chemin.

Et sous la mousse, on distingue

l'humus qui tapisse le sous-sol de la forêt.

Et savez-vous ce qui se cache sous l'humus ?

De minuscules petites bestioles qui se repaissent des nutriments de l'humus

et transforment tous ces éléments grâce à leur faculté de scissiparité

et cette scissiparité favorisera la naissance d'autres éléments...

Ainsi soit-il !

11/

écrire un texte avec le plus possible d’expressions françaises.

Émile a la réputation d'être un ours mal léché. Mais c'est plutôt qu'il n'est pas causant.  Aujourd'hui, il est fier comme un pou ; cet après-midi, il a rendez-vous avec Marie pour la deuxième fois ! La semaine dernière, elle lui avait dit qu'il ressemblait à Claudio Capeo, un chanteur qu'elle admirait, et qui avait d'après elle, un chat dans la gorge.  Il lui avait répondu qu'il ne savait pas chanter mais qu'il jouait très bien de l'accordéon, et qu'il avait même fait des concours... Il était donc pour elle, un miroir aux alouettes ? Il préférait cela et non pas passer pour le dindon de la farce. Elle l'avait regardé avec des yeux de merlan frit.  Elle lui avait proposé qu'ils se revoient, ce qu'il avait accepté avec joie.

 

Il fait un froid de canard, il est 16H 30 ils ont rendez-vous à l'entrée du jardin public. Il l'attend avec un bouquet de fleurs Il pense qu'il devra lui offrir un resto dans un endroit sympa où on mange bien, à l'abri des regards... Il n'a pas l'habitude des restaurants chics et chers. Ses moyens sont limités. Il ne se voit pas payer en monnaie de singe tout de même ! Il ne roule pas sur l'or. La fortune ne se trouve pas sous le pied d'un cheval. !

 

Il n'a qu'une petite ferme, de quoi vivre à deux avec sa mère. : Il possède 3 ha de tournesol, 4 de maïs, un peu de blé, 16 vaches, 3 chèvres à qui il a donné des noms d'oiseaux, tant elles sont capricieuses et têtues ! mais affectueuses quand elles veulent. C'est sa mère qui prend soin d'elles et qui fait les fromages. C'est elle aussi qui s'occupe du potager et de la volaille.

 

Perdu dans ses pensées, il se met à grelotter. Sa belle n'est toujours pas là. Ne lui aurait-elle pas posé un lapin ? si ! c'est évident ! En cette fin d'octobre, le jour décline vite, il fait entre chien et loup. 

 

Sa Marie est la fille unique d'un gros producteur d'ail, connu dans tout le département. Elle travaille dans une boulangerie en ville.  Les doutes l'assaillent : Ne va t-elle pas s'ennuyer comme un rat mort dans sa petite ferme ? Voudra t- elle partager sa vie de paysan avec sa mère en plus ? Une brave femme, sa maman, une grenouille de bénitier, certes, mais travailleuse et généreuse, qui n'accorde pas sa confiance au premier venu. Elle tente toujours de savoir si ce qu'on lui propose, c'est du lard ou du cochon. Méfiante jusqu'au bout des ongles, disait son père.

 

Au moment de son départ, à son rendez-vous, elle l'a regardé soupçonneuse, lui, avec sa parka Adidas, sa casquette Nike et ses baskets fluos... Sa tenue lui avait mis la puce à l'oreille : "Qui c'est ?" Je ne te donne pas ma langue au chat ! lui avait-il répondu.

 

Il avait de plus en plus froid, tant pis, il va donc repartir. "la garce !"  De toute façon, Antoine, son père, refusera sa main à quelqu'un d'insignifiant, sans le sou comme lui.  Déçu, il s'en retourne sur le plancher des vaches, c'est là qu'il a sa place.  Après tout, il a d'autres chats à fouetter qu'à se lamenter pour une histoire d'amourette.

 

Par le passé, il avait connu une autre jeune fille, un peu tête de linotte, mais charmante et très gaie (qui adorait ses chèvres). Mais leur histoire s'était terminée en queue de poisson.

 

Il fait vraiment un temps de cochon (pour couronner le tout) ; il a une faim de loup et il se hâte de rentrer pour aller manger un tourin à l'ail et une omelette aux cèpes que sa mère aura préparés. Elle sait qu'il n'a pas un appétit d'oiseau. 

 

 Il se met à rire comme une baleine et pleure des larmes de crocodile ; sans doute, trop de stress, de déception et désespoir aussi. 

 

Qu'importe, il lui reste son ami Étienne, Ils sont copains comme cochon depuis leur plus tendre enfance. Ils boiront 3 ou 4 verres de vin de SA production. "A la tienne Emile, toi tu as du chien !" lui dira t'-il pour le réconforter. Y a pas de lézard !.... 

12/

Ils étaient six à table...

Bonjour !

A défaut d’être drôle je vais vous raconter une drôle d’histoire :

C’était il n’y a pas si longtemps. Il faisait beau. Midi allait sonner. Sur la terrasse la grande table circulaire était dressée. Comme chaque fois qu’une réunion de ce genre avait lieu l’argenterie était de mise.

Ils étaient six assis autour de cette table, silencieux à attendre et dans cet ordre, de gauche à droite un peu comme les aiguilles d’une montre :

Le premier s’était Mr Lundi avec son air de premier de la classe. Toujours impeccablement habillé, l’air sévère, comme pour aller au boulot. A ses côtés était installé le jeune Mardi, un ado boutonneux de quinze ans occupé à jouer avec son portable. Mardi, malgré son jeune âge, présentait un embonpoint inquiétant vu qu’il ne se nourrissait que de crêpes et buvait trop de boisson sucrées.

Ensuite venait Mme Mercredi, la quarantaine bien portée, brune, svelte enfin une jolie femme que les hommes se plaisent à regarder. Elle avait un plaisir non feint : celui de garder les enfants ! .

A la gauche de Dame Mercredi siégeait le vieux Jeudi à la tête chenue figé dans ses souvenirs du temps de la semaine ou ils étaient quatre Jeudis et de ce terrible jour du krach boursier de 1929 ou on l’avait accusé d’être noir.

Juste après il y avait Vendredi, un créole venu des iles lointaines, un lieu-dit « Robinson ». Un athlète le mec, toujours souriant et prêt à faire la fête. Par contre il ne mangeait que du poisson jamais de viande rouge. C’est peut-être pour ça que les autres le disaient Saint ? .

Enfin il y avait Samedi un type louche qui passait son jour à pousser des caddys dans les grandes surfaces et, le soir venu devant sa télé, il se tapait deux ou trois apéros jusqu’à être un peu gris . Pourquoi ? Allez savoir… ? .

Mais entre Lundi et Samedi une chaise était vide ? C’était la chaise de la mère Dimanche la patronne à tous gens ci-dessus nommés.

Sans elle le repas ne pouvait commencer.

Tous ensemble ils se mirent à la chercher et après quelques minutes enfin ils la trouvèrent prostrée, assise sous le saule, une larme à l’œil en pensant aux jours heureux passés.

Ils la consolèrent et l’accompagnèrent jusqu’à la table.

Enfin ils étaient sept et le repas pouvait commencer puisqu’il ne manquait personne…à part la gentille Licorne !.